Pour ne pas perdre la carte!

La Laurentie. Ministère de l'Énergie est des Ressources naturelles du Québec. Comprend des données ouvertes octroyées sous la licence d'utilisation des données ouvertes de l’Administration gouvernementale disponible à l’adresse Web : www.données.gouv.qc.ca. L'octroi de la licence n’implique aucune approbation par l’Administration gouvernementale de l’utilisation des données ouvertes qui en est faite.

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Dans le cadre de mes recherches sur les représentations de la forêt au Québec, je travaille avec une diversité de sources, à travers lesquelles je voyage quotidiennement à la grandeur du territoire québécois. Certains matins, les rapports annuels du Service des Arpentages du ministère des Terres et Forêts m’entraînent dans les cantons nouvellement délimités de l’Abitibi des années 1920. L’après-midi du même jour, je me trouve plongée dans un roman qui m’emmène cette fois au détour d’un bras de rivière dans l’Estrie au XVIIe siècle, ou le long d’un portage au lac Saint-Jean deux cents ans plus tard. J’ai eu la chance, enfant, d’avoir des parents qui m’ont fait voyager dans les principales régions du Québec. J’ai par la suite conservé ce goût d’explorer la belle province. Mais son immensité ne m’a pas encore permis d’en faire le tour et d’en explorer de visu les moindres recoins. Ainsi, la localisation de nombreux lieux et toponymes croisés au fil des archives demeure souvent de l’ordre du mystère. Qu’à cela ne tienne, la carte est là pour combler cette lacune! Encore attachée à nos outils traditionnels, je m’étais mise en tête de me procurer une superbe carte en papier grand format à afficher au mur de mon bureau. De cette façon, je pourrais découvrir des lieux inconnus, ajouter des points et des lignes, me créer une image mentale globale des informations que je collecte, analyse, interprète du matin au soir. Méthode un peu artistique ou d’une autre époque, à côté des outils qu’offre la technologie en matière de cartographie, mais qui aurait donné un petit cachet à mon travail quotidien. De toute façon, ma déception fut tout aussi rapide que grande en découvrant que le ministère Énergie et Ressources naturelles avaient épuisé son lot de cartes en papier… et avait mis fin définitivement à leur production. L’avis avait été rendu la veille de mon appel au service à la clientèle de la Géoboutique Québec.

Je me suis plutôt mise en quête de cartes sur le web. Si j’ai eu un peu de difficulté à faire le deuil de la carte papier dont je rêvais, je découvris – ou redécouvris – une panoplie de ressources cartographiques en ligne. Une occasion de faire un petit bilan des données géographiques mises à la disposition du public par le gouvernement du Québec.

Parmi les sites qui relèvent du gouvernement québécois, le premier à visiter est Le Portail géographique du Québec, qui se veut une porte d’entrée vers l’ensemble de la production de cartes, atlas et produits d’information géographique disponible dans les ministères et organismes du gouvernement du Québec. À partir de la page d’accueil, on accède facilement à des capsules simples et bien réalisées qui peuvent être utiles pour se familiariser avec l’univers de la cartographie, la géomatique, la géodésie… Sa section Atlas Québec est à mon avis la plus intéressante. On peut y visualiser différentes cartes thématiques. Mais le téléchargement demeure limiter… Pour obtenir les données, il faut passer par la Géoboutique, qui assure la vente des produits. Le portail comporte une section Autres sites d’intérêt, qui offre des liens en trois volets : au Québec (par régions, municipalités, ordres et associations); au Canada (par provinces, collèges et universités, associations); et ailleurs dans le monde (par gouvernements, associations). Certains liens ne sont pas à jour –dont plusieurs concernant les atlas régionaux du Québec –, alors il vaut mieux saisir les termes dans un moteur de recherche pour y accéder, car plusieurs sites existent tout de même. Étrangement, Le Portail ne réfère pas aux autres sites gouvernementaux, comme celui de la cartothèque du ministère des Affaires municipales et Occupation du Territoire, qui propose un accès à plusieurs cartes en .pdf sur l’organisation administrative des territoires. Un lien est offert vers la section “cartes et plans” du site du ministère de l’Énergie et des Richesses naturelles (MÉRN), mais plutôt via la page Vues d’ensemble du Québec. Le MÉRN met à disposition de l’information géographique et des cartes téléchargeables gratuitement en formats .pdf et .tiff, ou des bases de données en format .e00, .shp et Géotif. Ces bases de données sont également disponibles via le site de données ouvertes du gouvernement du Québec (dont le contenu déborde le cadre des informations géographiques). À partir de la section données, on accède à une liste thématique avec des liens qui renvoient directement aux différents sites du gouvernement à partir desquels on peut télécharger les bases de données offertes en libre accès. Le gouvernement du Québec a adopté la licence creative common pour l’utilisation de ses données ouvertes.

Bref, il faut prendre le temps de chercher un peu pour trouver la bonne chose. La pertinence du matériel dépend ensuite toujours de l’utilisation que l’on veut en faire…

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Maude Flamand-Hubert

Je suis actuellement stagiaire postdoctorale à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ). Mon projet de recherche porte sur les forêts privées et sur la relation entre les modes de tenure et les couverts forestiers. J'ai soutenu en 2017 ma thèse de doctorat, intitulée "La forêt québécoise dans la première moitié du XXe siècle : représentations politiques et littéraires" (cotutelle en développement régional à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et en histoire à Sorbonne Paris-IV).

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